* la décroisance est un art de vivre consciemment sans se faire
éblouir par des faux-semblant qui coutent en énergies, en valeurs tronquées... le miroir de la consommation, l'argent... le bonheur peut être aussi de vivre "proprement" en tant qu'être
conscient, sans être atteint de la collectionnite aiguë, l'amassement de futilités... qui mène très souvent à oublier "l'humain" et la beauté des relations sociales vraies et "détendues".
Trouver sa place dans le cosmos en tant qu'élément humain ?
Je suis aujourd'hui persuadé que seule la consomm'action peut y aider...
* "consomm'action" je l'entends comme consommer (ré)activement... en action ou en réaction...et non agir en consommant (quoique).
Mon idée est que si je consomme dans ce systeme de société... la course (ma course) est ailleurs... je tends à "utiliser" ma consommation de façon "réfléchie", "consciente" -" allez j'ose
responsable et solidaire"- ... consommer n'est pas une fin en soi, mais (peut être) un moyen pour agir...
Je mange donc je suis. Pour manger je choisis de payer. De payer un produit sain et solidaire avec le panier biau (
biaujardin dans le puy dome)... j'achete d'occasion, troque si possible, fais tourner les fruits, les confitures, les coups de mains... j'évite le "futile", et ne connais pas les
achats compulsifs... je me sens concerné par mes voisins et interagis dans mon environnement social, m'affirme culturellement, et apporte à la communauté locale, une pierre à l'édifice si
petite soit-elle.
J'aspire à partager ce que je sais en m'enrichissant des autres, je fais partie d'une communauté, d'un système...
"au coude à coude.".. recta pour le marketing ;-) il n'y a pas plus honnetes que les "gens" lorsqu'ils sont ensembles ;-)
La décroissance n’est pas un concept mais un « mot-obus » pour mettre à bas l’idéologie de la croissance pour la croissance. Cependant la décroissance n’est pas le contraire de la
croissance économique, elle n’est donc pas la récession, car il n’y a rien de pire que l’inverse de la croissance dans une société de croissance. La décroissance n’est donc pas un autre
modèle économique, ni même une politique économique alternative. Pour mieux comprendre la signification du mot d’ordre de « décroissance », on devrait même parler
d’« a-croissance » comme l’on parle d’a-théisme. La mouvance de la décroissance entend ainsi faire décroître l’empreinte écologique de nos sociétés, tout en remettant en cause
l’économisme qui empreint nos imaginaires collectifs et individuels. C’est-à-dire qu’il faut par la décolonisation de notre propre imaginaire « sortir de l’Economie » pour la
remettre à sa place, c’est-à-dire la réenchâsser dans le social et le politique, et plus largement dans nos vies. Pour une société où il y ait « plus de liens et moins de
biens ! »
C’est aussi l’idée de ne produire que ce qui est vraiment utile et de trouver des modes de productions moins polluants et qui nécessitent moins de travail. Nous voulons être responsable et
gagner notre autonomie.
C’est surtout, maintenant que nous approchons sensiblement des limites de notre écosystème, l’idée d’apprendre à vivre avec lui au lieu de le détruire.