Patatup 63 : sculptures sonores, poésie, photographies, video, informations culturelles et solidaires.
5 Février 2005
Que de jours se sont écoulés sous les ponts...
Que de mers à boire,
se sont évaporées d'entre les chairs de notre Terre ...
Une souris passe, intriguée,
contraste hallucinant entre sa sérénité
et la gravité des propos ci-dessus...
La souris avance et croque son gueuleton de la mi-journée...
Que de fromages engloutis... depuis qu'on ne s'est vu...
Les soleils se cassent,
faisant disparaitre le décolleté des fleurs dans les champs...
Elles tombent, manquant d'énergies pour lever le cou,
la gueule enfouie,les pétales et la tronche enfarinée,
Tels ces boeufs dont on infuse le museau,
dans des seaux de farine de labeur...
Les nuages entrent dans les maisons,
claquant les portes, brisant les fenêtres,
"aérant" toutes les armoires rencontrées,
démolissant au passage les piles de pull-over,
fresques des longues veillées d'hiver... Il fait froid !!!
Un froid aussi froid, que le fluide glacial des nuits brumeuses...
Juin...
seul le calendrier accrochée sur la porte des chiottes
nous le rappelle...
Mais ce qui nous interpelle c'est l'inscription débile
qu'un de même à graver en-dessous :
- "le mois de juin, le mois où les journées vont loin ".
Cynique...
Tu vois ça d'ici... le mois de juin 87... est vraiment dégueu...