Lumière ! Toute le monde debout !!
Duraille ! Mes yeux glauques sont fous,
Le soleil au plafond de mon fief cérébral,
cette nuit était bleue pâle...
Tout prends sa réelle ampleur...
L'enfant revient de sa torpeur :
le sommeil le frappe dans le dos...
Elle m'a pendu au bout du fil ! Allo (...) ?
Lumière ! Tout le monde au boulot !
Canaille ! Je laisse toussoter la radio,
qui déverse ses kilomètres de sillons,
au plein milieu de la salle,
où je fais la fête coupée à l'eau :
Un partout, à moi la balle.
Et tout ce sable sur mes yeux !!
Le rendez-vous dans l'autre lieu,
le sablier des heures s'endort,
il fait matin et froid dehors !!
Lune, lumière, soleil : STOP !!
Je suis naze, fatigué et coup de blues (et hop !!),
un nuage se ramène, un sourire rieur aux lèvres :
Trop tard ! La nuit m'enveloppe dans ses velours en fièvres,
Et me voilà reparti dans le tourbillon foldingue,
les valises à la porte, je vais louper mon zinc,
le décalage horaire descend à la prochaine,
le coup de blues s'installe : STOP !!
J'ai la haine ?
Nuit noire opaque :
Fini la brinque, bonjour la grosse claque !!
Vivement les lendemains où d'un saut,
J'me fais pas prier, "Salut les nains !",
Je m'incruste de sommeil à peau de fleurs,
Sommeil... Sommeil ... Sommeil cherche matin.
J'ai sommeil.
Les nerfs en boule,
la houle amorce une ronde :
flux-reflux continuels, rien ne parvient à l'arrêter.
De fil en aiguille, de Lune à marées,
d'étoile au coeur persifleur : la Mer.
Bol d'air !
Sauce bleue azur, pétrole et cocotier-carte postale,
l'homme l'a soulagé, pour lui donner la goût de la foule...
Calme rompu, beauté dévisagée...
Le conquérant se croit le maitre :
La mer !
Vents orageux et silences aquatiques,
l'étoile du Berger et ses mimiques,
forment une auréole scintillante au dessus du plancton,
nourriture toutes saisons de nos amis-poissons.
T'arrêtes pas la mer !
Plus agée que nos robots,
jamais elle ne se lasse et se prélasse :
pour toujours elle roule et ramène,
ses fleurs salées, qui pour sourire,
se démènenent...
... pour toujours la mer ?
Une particule de bonheur,
doucement se faufilait parmi les problèmes au quotidien :
puis, un coup de vent rieur,
la fit gonfler alors queles problèmes devenaient galériens...
La particule s'envola en des airs mystérieux,
soulagée d'avoir laissé tomber le train-train,
pour cet espace animé et fougueux,
où couleurs et odeurs forment le paysage des êtres heureux.
Ainsi, une particule de bonheur, telle un nuage blanc d'été,
un jour s'est envolée pour connaitre un monde meilleur,
où tout devenait délires...
Sons et lumières si intenses, pour moi,
était expérience nouvelle...
Crois-moi, il y a de quoi ne plus savoir où vont nos sens...
Mais il y a une particule de bonheur,
qui s'élève au loin, près des étoiles,
image-reflet, de ces nuages qui forment sur la ville,
un voile.
Rendors-toi,
rendors-toi,
Tu sais ce que tu vois,
Tu crois comprendre ce que tu vis,
mais c'est pas bon pour ton moral,
alors mec, hiberne vieux chacal.
Rendors-toi,
Rendors-toi.
Vois ce que tu veux,
Crois en ce que tu peux,
Surtout ne te martyrises pas le système,
où tu deviendras comme les autres voué à la flemme...
Rendors-toi,
Rendors-toi
Chiâle pour ce qui t'émeut,
tu te fais mal, ou les deux,
mais ne les écoute pas,
pour ce, tu vivras mieux.
Rendors-toi,
rendors-toi...
Ne te trompe pas de colère
lorsque tu te réveilleras....
R are c t i o n s